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Nous sommes une communauté religieuse de vie contemplative, qui professe les vœux de pauvreté, chasteté, obéissance et clôture. Nous appartenons à l'Ordre de Sainte Claire (OSC), connu sous le nom d'« Ordre des Clarisses », fondé en 1212 par notre père saint François et sainte Claire. Nous observons la Règle de notre Mère Sainte Claire et les Constitutions des Pauvres Clarisses Collettines.
Notre monastère a été fondé à Marília en 1999 par les Clarisses de Caicó, RN. Nous sommes le seul monastère féminin de clôture du diocèse. Nous appartenons charismatiquement à la Custodie franciscaine du Sacré-Cœur de Jésus, de laquelle nous recevons le chapelain du monastère et la célébration fréquente de la Sainte Messe.
"Par notre vie contemplative, nous sommes spécialement dédiées à l'union avec Dieu et à Son culte public, qui trouve son expression la plus pleine dans la Sainte Liturgie. La prière et le travail sont ordonnés de telle manière qu'ils coulent à la fois de et contribuent au Saint Sacrifice de la Messe et à la Liturgie des Heures autour desquelles tourne l'horaire. (Constitutions)"
Dans le cadre de notre vie contemplative, nous nous consacrons à divers travaux manuels qui s'entrelacent avec la vie de prière. Notre Mère Séraphique Claire nous exhorte : « n'éteignez pas l'esprit de la sainte prière et de la dévotion, auquel les autres choses temporelles doivent servir » (Règle VII).
Chaque sœur se consacre à un travail spécifique, toujours orienté vers le service de la liturgie et le soutien de la communauté :
La broderie de corporaux est réalisée avec délicatesse et dévotion, en préparant les tissus qui recevront le Corps et le Sang du Christ pendant la Sainte Messe. Nous confectionnons également les mêmes modèles, tant festifs que fériels, dans les diverses couleurs liturgiques.
Avec soin et technique, nous restaurons les images sacrées, leur rendant beauté et dignité pour le culte divin.
Nous produisons des bougies liturgiques qui illuminent nos célébrations et symbolisent la lumière du Christ qui nous guide.
Nous prenons soin des jardins du monastère, cultivant fleurs et plantes qui embellissent notre espace de prière et de contemplation.
Les travaux quotidiens de la maison sont également vécus comme prière : préparation des repas, entretien des vêtements et confection des pièces nécessaires à la vie communautaire.
"Le travail ne doit pas éteindre l'esprit de la sainte prière et de la dévotion auquel les autres choses temporelles doivent servir. (Règle de Sainte Claire, VII)"

En 1212, sous la direction de saint François, la jeune Claire d'Assise commença au Mosteiro de São Damião, avec quelques sœurs, une vie de pénitence, de prière et de travail, dans la plus haute pauvreté, intégralement dédiée à la contemplation. C'est là que naquit l'Ordre de Sainte Claire, ou Deuxième Ordre franciscain.
L'archevêque de Reims, Alberico, de retour du Concile du Latran (1215), visita São Damião et demanda à la Mère Séraphique Claire d'envoyer ses filles en France. En 1219, Ir. Maria de Braye quitta Assis et fut accueillie l'année suivante à Reims par le successeur d'Alberico, Guilherme de Joinville.
"Voyant que Dieu bénissait de jour en jour son petit ouvrage, et que le nombre de filles augmentait, la sœur Marie de Braye voulut donner avis à sa bienheureuse Mère sainte Claire, qu'elle honorait comme abbesse et supérieure, autant absente que présente, en lui écrivant avec une très humble supplication de vouloir les accepter toutes pour ses filles, qui toutes la saluaient et se prosternaient à ses pieds, en protestante obéissance et soumission, comme à sa chère abbesse et supérieure, en la personne de la sœur Marie de Braye, sa vicaire, qui avait sa place dans son petit monastère de Reims. (Remarques de l'établissement du monastère de Sainte Claire de Reims)"
Ce n'est qu'après la mort d'Ir. Maria de Braye (1230), sur suggestion de notre Mère sainte Claire et du ministre général de l'Ordre, que fut élue la première abbesse « des pauvres sœurs de São Damião de Reims ». Le 20 novembre 1237, l'archevêque de Reims consacra la petite église du monastère et la dédia à sainte Isabelle, qui venait d'être canonisée (1235).

Le monastère de Besançon fut fondé en France en 1290 par les sœurs de Reims. Pour diverses raisons, politiques et ecclésiastiques, ce monastère et beaucoup d'autres cessèrent d'observer la Sainte Règle écrite par la Mère Séraphique, passant à la Règle du pape Urbain IV.
Dieu, zélateur de son œuvre sainte, préparait un retour à l'observance primitive et, à cette fin, appela d'un petit reclusoir de la ville de Corbie, la jeune Coleta Boylet, âgée de 24 ans. Le 16 octobre 1406, S.S. Benoît XIII reçut les vœux de Colette et expédia la bulle autorisant la réforme proposée par elle. Il la nomma Supérieure générale de tous les monastères de Clarisses qu'elle viendrait à fonder ou à réformer.
Le Pape l'autorisa à prendre possession du monastère des Clarisses urbanistes de Besançon le 27 janvier 1408. La Sainte Mère subit de sérieuses oppositions de cette communauté, et ce n'est que deux ans plus tard, le 14 mars 1410, qu'elle put enfin mener à bien la réforme. La comtesse de Genève elle-même les accompagna avec une grande suite.
C'est à Besançon que saint Jean de Capistran rencontra Mère Colette, en disant : « Je crois que votre réforme est conforme à Dieu et à saint François ; persévérez, comme vous avez commencé, car Dieu est avec vous. »

Le Mosteiro Belém fut fondé par sainte Colette en 1442, à la demande des magistrats de Gand, Belgique. Les sœurs vinrent de différents monastères français.
Sainte Mère Colette retourna à ce monastère le 6 décembre 1446 et mourut trois mois plus tard, le 6 mars 1447.
Avec les persécutions religieuses au temps des révolutions, la communauté de Gand fut dispersée. En 1812, six religieuses survivantes tentèrent de restaurer leur communauté. Elles avaient été interdites par le gouvernement néerlandais, dont la ville dépendait, de recevoir des novices et ce n'est qu'en 1830 qu'elles purent retrouver tous leurs droits. Depuis lors, le couvent s'étendit pour accueillir les novices qui y affluaient et la communauté commença à prospérer sous l'impulsion de Mère Giovanna Francesca Dumortier : « très zélée pour la tradition de sainte Colette, elle réunit ces traditions en une collection ».

En 1845, Gand fonda un monastère à Tongres avec Mère Maria Lucia. Ce monastère accueillit également des sœurs allemandes exilées en raison de la sécularisation de l'État.

En 1859, deux sœurs de Tongres partirent pour Düsseldorf, Allemagne, pour une fondation. Le monastère définitif fut achevé en 1863.
En raison de la répression gouvernementale, les Clarisses de Düsseldorf se réfugièrent à Harrefeld (Pays-Bas), et de là envoyèrent deux groupes de fondatrices à Cleveland (USA) et Rio de Janeiro (Brasil).

Le 25 septembre 1928, débarquèrent à Rio de Janeiro les huit sœurs choisies pour l'érigé du Mosteiro Nossa Senhora dos Anjos da Porciúncula. C'étaient : Madre Maria Seráfica, Ir. Maria Juliana, Ir. Maria Boaventura, Ir. Maria Clara, Ir. Maria Agnela, Ir. Maria Columba, Ir. Maria Imaculada et Ir. Maria Terezinha.







L'évêque du diocèse de Caicó-RN, Dom Heitor de Araújo Sales, fit plusieurs demandes pour l'érigé d'un monastère de l'Ordre de Sainte Claire dans son diocèse. La demande fut acceptée en 1984 par le Most. N. Sra. dos Anjos, RJ.
Pour la fondation furent envoyées : Ir. Maria Coleta do Sagrado Coração de Jesus, vigária ; Ir. Maria Ângela do Santíssimo Sacramento ; Ir. Maria Madalena da Santa Cruz ; Ir. Marlene Inácia de Jesus Hóstia ; Ir. Maria do Rosário de Fátima da Ressurreição ; Ir. Maria José de Jesus (noviça) ; Ir. Francis Maris da Imaculada (noviça) ; Ir. Lúcia Maria do Imaculado Coração (noviça). C'était le 12 juin 1984.

Entre 1997 et 1998, Frère Irineu Andreassa, OFM, demanda une fondation pour la ville de Marília-SP au Mosteiro N. Sra. de Guadalupe. En priant et en se confiant à la Providence de Dieu, les sœurs acceptèrent.
L'approbation pontificale pour la fondation eut lieu le 16 juillet 1999.
Nos fondatrices : Me. Marlene Inácia de Jesus Hóstia, Ir. Francis Maris da Imaculada, Ir. Maria Madalena da Virgem Dolorosa, Ir. Maria Inês do Menino Jesus, Ir. Maria Francisca das Cinco Chagas, Ir. Isabela de Santa Maria dos Anjos, et quelques postulantes, arrivèrent à Marília le 19 septembre de la même année. La communauté demeura dans une maison provisoire jusqu'à l'achèvement de la construction. L'inauguration eut lieu le 15 novembre de l'année suivante.

En 2011, un groupe de sœurs de notre communauté partit pour revitaliser le Mosteiro de Lages-SC à la demande de l'évêque local, à l'époque, Dom Frei Irineu Andreassa, OFM. En 2012, le monastère devint autonome.